Ferro-Lyon

Métros, trams, trains, funiculaires lyonnais…

  1. Page d'accueil
  2. Trains

L’étoile ferroviaire de Lyon

Publié le 23-04-2007 à 22h18 (mis à jour le 17-04-2016 à 18h07.)

L’étoile ferroviaire de Lyon est l’une des plus ancienne et des plus complexes de France. Si l’on excepte l’Île-de-France, seul le complexe lillois, bien que plus récent, semble être d’une taille à peu près comparable.

Il faut dire que Lyon a vu arriver sa première ligne de chemin de fer en 1833, par Givors, la rive droite du Rhône et Oullins. Sa gare se trouvait parallèlement à la Saône, en aval de la gare actuelle de Perrache. Il faudra attendre ensuite 11 ans pour voir la ligne arrivant de Mâcon se terminer provisoirement dans le quartier de Vaise. Mais à partir de cette date, les choses vont considérablement s’accélérer et, en 12 ans, toutes les lignes magistrales autour de Lyon furent réalisées. En 1855, c’est l’ouverture de la ligne de Lyon à Marseille. L’année suivante, l’ouverture du tronçon entre Vaise et Perrache assure la continuité ferroviaire entre Paris et la Méditerranée. Dans le même temps du nouveau quartier des Brotteaux part la ligne vers Ambérieu et ultérieurement Genève. En 1858, la ligne de Lyon à Grenoble est ouverte jusqu’à Bourgoin-Jallieux. Trois ans plus tard, c’est au tour de la gare de Lyon-Croix-Rousse de naître avec la ligne allant vers Sathonay puis Trévoux. Enfin, cette grosse période de construction s’achève en 1866 avec l’ouverture des lignes de Sathonay à Bourg-en-Bresse, et de Saint-Germain-aux-Mont-d’Or à Tarare. Les ouvertures s’espaceront ensuite de plus en plus. En 1876 naît la première ligne de l’ouest lyonnais vers Montbrison (Loire) et la gare de Lyon-Saint-Paul. 14 ans plus tard ouvre le tronçon entre Collonges – Fontaines et Saint-Clair, qui offre une nouvelle jonction nord-sud à travers l’agglomération passant par les Brotteaux. Puis en 1900, c’est au tour de la jonction de Lyon – Saint-Clair à Sathonay qui offre un débouché plus efficace aux lignes de Bourg-en-Bresse et Trévoux. Enfin, c’est au tour du contournement Ouest de Lyon d’ouvrir en deux temps. En 1906 de Lozanne à Tassin et en 1910 de Tassin à Givors.

Plus aucune ligne du réseau principal n’ouvrira ensuite dans l’agglomération pendant 71 ans. Le réseau se rétractera ensuite à la marge, avec la fermeture et la dépose de la ligne entre Sainte-Foy-l’Argentière et Montbrison par petits bouts entre 1941 et 1964. La ligne de Lyon-Croix-Rousse à Sathonay disparaît peu après avec son déclassement en 1978.

C’est la première ligne à grande vitesse dite LN1 de Paris à Lyon (en fait de Combs-la-Ville à Sathonay – Rillieux) qui rouvre une période d’expansion. En 1994, c’est la LN4 entre Montanay et Saint-Marcel-lès-Valence qui est mise en service avec une nouvelle gare au niveau de l’aéroport de Lyon – Satolas (Aujourd’hui Lyon-Saint-Exupéry).

L’avenir est plein de promesses, avec la construction prévue à moyen terme de la ligne de Lyon à Turin et d’un contournement ferroviaire par l’est de l’agglomération dédié au fret. À beaucoup plus long terme il est envisagé une branche sud LGV Rhin-Rhône qui rapprochera l’Alsace de Rhône-Alpes et du sud-est de la France, ainsi qu’une LGV Paris Orléans Clermont-Ferrand Lyon. Ceci sans parler des augmentations de capacité réalisées sur les infrastructures existantes.

Noeud ferroviaire de Lyon