Ferro-Lyon

Métros, trams, trains, funiculaires lyonnais…

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Un jour au bord du lac…

Publié le 20-11-2011 à 19h28 (mis à jour le 03-12-2011 à 11h43.)

Il est toujours intéressant d’aller voir chez les autres ce qui se passe. Lyon n’étant pas loin des rives du lac Léman, il était tentant d’aller voir de plus près à Genève les divers réseaux ferroviaires urbains d’autant que leur actualité va bientôt être très chargée. De plus, les Suisses sont toujours un bon exemple dont il faut s’inspirer en matière ferroviaire, notamment urbain.

Un tramway confortable

Ce qui frappe le plus le Français largement habitué au Citadis, sur le réseau de tramway, c’est le confort dynamique des rames. Malgré les nombreuses courbes et contre-courbes du centre-ville, les efforts dynamiques latéraux sont peu sensibles et bien maîtrisés. Quasiment aucun à-coup lors des entrées en courbes, et ce quelque soit la génération de matériel, que ce soit les DAV à plancher haut, ou les Cityrunner (Bombardier) à plancher bas. La comparaison entre un Cityrunner slalomant dans les rues de Carouge et un Citadis circulant sur la ligne T1 de Lyon est d’ailleurs assez cruelle pour ce dernier.

Tout comme Lyon a connu un bouleversement du réseau de bus, Genève s’apprête à vivre un chamboulement de son réseau de tramway, puisque par le biais de la mise en service d’un nouveau tronçon le 11 décembre 2011, le réseau passera de 5 lignes maillées avec de nombreux troncs communs, à 3 lignes sur des infrastructures séparées.

Rame Cityrunner n°887 sur le boulevard James Fazy

Rame Cityrunner n°887 assurant un service partiel de la ligne 14 à destination d’Augustins sur le boulevard James Fazy.

Rame Cityrunner n°879 sur la place du Temple

Rame Cityrunner n°879 assurant un service de la ligne 13 à destination des Palettes sur la place du Temple.

Rame DAV n°832 dans la rue Ancienne

Rame DAV n°832 assurant un service de la ligne 13 à destination des Palettes dans la rue Ancienne.

Bientôt un réseau express

En 1858, le chemin de fer arrivait en gare de Cornavin. L’emplacement de cette gare favorisait les liaisons est-ouest, au détriment des nombreuses relations entre Genève et la Savoie, située au Sud. Dès 1860 et le rattachement de la Savoie à la France qui a conduit le gouvernement à faire d’Annemasse le centre d’une étoile ferroviaire, la question d’une jonction entre Cornavin et le Sud s’est posée. En 1888, le PLM ouvre ce qui devait être le premier tronçon de cette jonction entre Annemasse et le quartier des Eaux-Vives. Le bâtiment de la gare est d’ailleurs construit avec une structure légère en bois et remplissage en briques, car il n’avait pas vocation à durer.

Mais le provisoire a duré plus longtemps que prévu ! Un deuxième tronçon de la jonction, côté ouest de la ville, entre Cornavin et la Praille a été mis en service en 1968, soit 80 ans après le premier. Cependant le feuilleton était loin d’être terminé puisque d’hésitations en contretemps, le premier coup de pioche du bouclage de la jonction sous la ville de Genève a été donné le 15 novembre 2011, avec pour objectif une mise en service en 2017… Soit pas loin de 170 ans après les premiers projets.

D’ici là, la ligne entre Annemasse et les Eaux-Vives va être mise en souterrain notamment pour supprimer les passages à niveaux existants, et réduire les nuisances pour les riverains. Donc d’ici la fin du mois de novembre 2011 la gare des Eaux-Vives sera fermée et ultérieurement son bâtiment voyageurs détruit après 123 ans d’existence (pas mal pour du provisoire !) Dans un premier temps, la ligne sera exploitée entre Annemasse et la gare de Chêne-Bourg, rouverte pour l’occasion, avant que l’ensemble de la ligne ne soit touchée par les travaux et fermée à toutes les circulations.

Gare de Genève-Eaux-Vives

Gare de Genève-Eaux-Vives, façade sur rue du bâtiment voyageurs. Au premier plan il y a la voie de la boucle du terminus partiel du tramway. Cette boucle ne sert qu’en cas de perturbations.

Gare de Genève-Eaux-Vives

Gare de Genève-Eaux-Vives, rame AGC n°27605 à quai.

Gare de Chêne-Bourg

Gare de Chêne-Bourg, façade sur rue du bâtiment voyageurs.

Une autre conséquence de la création de la jonction, sera la prochaine ré-électrification de la ligne entre Cornavin et La Plaine. Elle est actuellement électrifiée en 1 500 volts continu. D’ici 2015, elle sera équipée en 25 000 volts 50 hertz. Ceci permettra d’éviter que Genève se trouve sur une jonction de trois courant électriques différents. Il est même envisagé que RFF ré-électrifie le tronçon entre La Plaine et Bellegarde en 25 000 volts. De plus, afin d’augmenter le débit de l’infrastructure, le tronçon qui avait été mis à voie unique au départ de Cornavin pour créer parallèlement deux voies électrifiées en 15 000 volts 16 hertz 2/3 en direction de l’aéroport sera adapté pour devenir un tronçon a trois voies dont l’alimentation électrique sera commutable en fonction des trains qui y circuleront. Ce sera donc la fin du service de navette entre Cornavin et La Plaine nommé avec une certaine malice RER et assurées par des motrices FLIRT dédiées.

Gare de Genève-Cornavin, rame à destination de La Plaine

Gare de Genève-Cornavin, rame FLIRT n°524 005-6 des CFF à destination de La Plaine.

Toutes les images de cette page ont été réalisées le 19 novembre 2011.