Ferro-Lyon

Métros, trams, trains, funiculaires lyonnais…

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Un autre monde (3)

Publié le 29-08-2010 à 12h03 (mis à jour le 29-08-2010 à 17h37.)

Nordhausen… petit mais costaux

Nordhausen, petite ville d’environ 44 000 habitants de Thuringe possède plusieurs centre d’intérêt pour le passionné de transports en commun.

Ici, du fait du relief des premiers contreforts du massif du Harz, la proportion de cyclistes est beaucoup plus basse qu’à Karlsruhe… Mais, malgré la taille modeste de la ville, il existe trois lignes de tramway à voie métrique. Les rames, très courtes, y sont exploitées à une fréquence élevée pour un tel réseau (10 minutes pour les ligne 1 et 2, toutes les heures pour la ligne 10).

Rame de tramway Combino Siemens à la station Rathaus, Nordhausen, juillet 2010

Rame de tramway Combino Siemens à la station Rathaus, Nordhausen, juillet 2010.

En outre, la ville possède deux gares (situées côte-à-côte), celle de la DB, à voie normale, et la gare de Nordhausen Nord des HSB à voie métrique.

Le réseau de tramway est extrêmement intéressant, car on y trouve quasiment tous les cas de figures et les exceptions possibles, ceci sur un ensemble remis à niveau et remarquablement entretenu. Si la partie centrale du réseau empruntée par les trois lignes est à double voie, tout le reste est exploité en voie unique. Les rampes, liée au relief local, sont nombreuses et fortes avec plusieurs section à 80‰.

Le manque de place a conduit a établir un certain nombre de stations… En chaussée. Ainsi, pour l’accessibilité des voyageurs, la chaussée a été rehaussée par rapport aux voies. Il faut noter que l’arrêt des automobilistes, lorsqu’un tram est en station, est obtenu par un simple H (pour Halt) peint sur la chaussée et non par un dispositif de feux et/ou barrières.

Rame de tramway GT4 (MF Esslingen) de la ligne 2 quittant la station Theaterplatz, Nordhausen, juillet 2010

Rame de tramway GT4 (MF Esslingen) de la ligne 2 quittant la station Theaterplatz, Nordhausen, juillet 2010.

Si les lignes 1 et 2, en dehors de ces aspects, sont relativement classiques, la particularité la plus étonnante vient de la troisième, numérotée 10. Là, comme à Karlsruhe, il s’agit d’un tram-train, mais celui-ci est à voie métrique… Non électrifiée. Il commence son parcours sous ligne aérienne en empruntant l’itinéraire complet de la ligne 1, puis arrivé au terminus de la Bahnhofplatz, le pantographe est abaissé, le moteur diesel occupant le centre de la rame est mis en route, et c’est reparti en direction d’Ilfeld, sur le réseau des HSB.

Intérieur d’une rame Combino Duo avec le compartiment du moteur diesel, Nordhausen, juillet 2010

Intérieur d’une rame Combino Duo avec le compartiment du moteur diesel, Nordhausen, juillet 2010.

Autant le dire tout de suite, si l’idée d’exploiter un tramway avec un moteur diesel semble à première vue intéressante et permet d’économiser la pose d’une ligne de contact, en pratique le résultat ne convainc guère. Ainsi, l’espace compté du tramway n’a permis de mettre qu’un moteur diesel de puissance limité. Aussi tous les auxiliaires non indispensables sont arrêtés… Cas par exemple de la ventilation, ce qui par plus de 25°C, malgré des impostes grandes ouvertes, n’est pas ce qui se fait de mieux en matière de confort. De plus, le bruit émis par le moteur, malgré insonorisation de la boîte le renfermant, ne laisse aucun doute sur ses limites, malgré une vitesse de pointe qui a dû plafonner (au mieux) à 30 km/h.

Rame Combino Duo en gare (non électrifiée) d’Ilfeld, juillet 2010

Rame Combino Duo en gare (non électrifiée) d’Ilfeld, juillet 2010.

Autant vous dire que ce fut un plaisir d’abandonner ce tramway poussif et surchauffé pour l’autorail.

Correspondance sur le même quai entre la rame Combino Duo 202 des Verkehrsbetribe Nordhausen et l’autorail HSB 187 019-5 en gare d’Ilfeld, juillet 2010

Correspondance sur le même quai entre la rame Combino Duo 202 des Verkehrsbetribe Nordhausen et l’autorail HSB 187 019-5 en gare d’Ilfeld, juillet 2010.

Ceci pour arriver à Wernigerode (Saxe-Anhalt) à la nuit tombée…

Dépôt HSB des locomotives à vapeur de Wernigerode, juillet 2010

Dépôt HSB des locomotives à vapeur de Wernigerode, juillet 2010.

Les HSB

Wernigerode, c’est le centre nerveux du réseau HSB, puisqu’on y trouve le dépôt central du réseau, avec pas mois de 8 locomotives à vapeur en chauffe toutes les nuits.

La partie la plus impressionnante du réseau est l’ensemble formé par la Harzquerbahn (de Wernigerode à Nordhausen) et la Brockenbahn qui s’embranche sur la précédente à Drei Annen Hohne pour monter au Brocken, point culminant du massif du Hartz. La Selktalbahn, entre Quedlinburg et Eisfelder Talmühle est elle plus champêtre.

Le réseau, hérité de la Deutsche Reichsbahn, est exploité essentiellement avec des trains à vapeur et mérite une visite approfondie. La destination, très courue des allemands et anglais reste en revanche peu connue des français, ce qui est dommage.

Train à vapeur en gare d’Alexisbad, juillet 2010

Train à vapeur en gare d’Alexisbad, juillet 2010.

À suivre…