Ferro-Lyon

Métros, trams, trains, funiculaires lyonnais…

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Un autre monde (2)

Publié le 20-08-2010 à 19h54

Karlsruhe

Ce qui frappe le plus un lyonnais sortant de la gare de Karlsruhe, ce ne sont pas les trams omniprésents (8 lignes sur 3 voies à quai devant la gare), ni la place la gare piétonne (sans trémie routière en dessous)… Non, le plus frappant, c’est la marée, l’océan de vélos stationnées.

Abri à vélos de la gare de Karlsruhe, juillet 2010

Abri à vélos de la gare de Karlsruhe, juillet 2010.

Et encore n’y a-t-il là qu’un échantillon, puisque non seulement on en trouve tout autour de la gare, mais aussi dans l’un des passages souterrains secondaire de la gare que la DB a reconverti pour les trois quart de sa largeur en parking payant à vélos… Avec naturellement des tourniquets de sortie au niveau de chacun des escaliers de quai.

Parking payant à vélos de la DB à la gare de Karlsruhe, juillet 2010

arking payant à vélos de la DB à la gare de Karlsruhe, juillet 2010.

Une autre surprise pour le non-initié, c’est la circulation de tramway sur les voies ferrées. C’est ce que l’on appelle un tram-train. Ainsi, on trouve des tramways non seulement devant la gare, mais aussi dedans.

Tramway de la ligne S31 entrant en gare de Karlsruhe, juillet 2010

Tramway de la ligne S31 entrant en gare de Karlsruhe, juillet 2010.

L’intégration urbaine des tramway est aussi parfois très éloignée des habitudes françaises. Ainsi, une voie ballastée au milieu d’une avenue large est courante. Remarquez d’ailleurs sur l’image qui suit l’absence complète sur cette avenue de poteaux aussi bien pour le maintien de la ligne aérienne du tramway, que pour l’éclairage. Malgré une largeur d’emprise très conséquente (de l’ordre de celle du boulevard des États-Unis à Lyon, par exemple) tous les équipements aériens sont fixés en façades d’immeubles.

Durlacher Allee, Karlsruhe, juillet 2010

Durlacher Allee, Karlsruhe, juillet 2010.

La pose et l’entretien de la voie feraient aussi dresser les cheveux sur la tête de n’importe quel coordonnateur SPS français. Imagineriez-vous la circulation de 40 tram par heure pendant une journée sur ce tronçon de courbe calé par quelques tasseaux ?

HauptBahnhofvorplatz, Karlsruhe, juillet 2010

HauptBahnhofvorplatz, Karlsruhe, juillet 2010.

Et pourtant, c’est le cas !

Tramway de la ligne S1 entrant dans la Poststraße, Karlsruhe, juillet 2010

Tramway de la ligne S1 entrant dans la Poststraße, Karlsruhe, juillet 2010.

Si l’équipement des stations est simple, les nœuds du réseau sont traités parfois avec un soin particulier. Ainsi, l’AlbtalBahnhof est une très belle station à 4 voies où les passagers peuvent attendre leur correspondances à l’abri tant du soleil que des intempéries.

Station de tramway Albtalbahnhof, Karlsruhe, juillet 2010

Station de tramway Albtalbahnhof, Karlsruhe, juillet 2010.

La densité de circulation sur le réseau de tramway est aussi impressionnante, avec parfois des embouteillages de tramways. La signalisation, si elle semble moins sophistiquée qu’en France n’en existe pas moins et joue un rôle primordiale. Ainsi, l’ordre de priorité des trams des différentes lignes aux bifurcations est géré par des feux de type routier. De même les intersection routières sont très souvent protégées, avec une nette priorité au tramway.

Tramway de la ligne 2E entrant dans la Poststraße depuis la Ettlinger Straße, Karlsruhe, juillet 2010

Tramway de la ligne 2E entrant dans la Poststraße depuis la Ettlinger Straße, Karlsruhe, juillet 2010.

Les tramways sont très divers, nombreux sont ceux qui ont encore un plancher haut. On croise encore quelques Düevag, mais ils sont désormais rares. Certains, assurant des lignes très longues sont équipés de toilettes. Enfin, quasiment tous, bien que les stations soient équipées, possèdent un distributeur automatique de titre de transport, qui accepte les espèces, les cartes bancaires et les billets.

Distributeur automatique de billets dans une rame de tramway, Karlsruhe, juillet 2010

Distributeur automatique de billets dans une rame de tramway, Karlsruhe, juillet 2010.

Quant aux tickets, comme dans toutes les autres agglomérations que j’ai pu visiter, foin de cartes sans contact et autre puces RFID si courant en France, il s’agit de simples rectangles de papier cartonnés avec, concession à la lutte anti-fraude moderne, un hologramme incrusté. Ils doivent naturellement être validés si nécessaire.

À suivre…